Des conseils
pour y voir clair

Comment éviter de survivre à votre argent

L’espérance de vie n’a jamais été aussi élevée. Voici quelques conseils pour ne pas épuiser vos régimes de retraite de votre vivant.

Selon Statistique Canada, l’espérance de vie dans les années 1920 était de 59 ans pour les hommes et de 61 ans pour les femmes. En 2013, année la plus récente pour laquelle des données sont disponibles, l’espérance de vie est passée à 80 ans pour les hommes et à 84 ans pour les femmes. En 2016, le recensement du Canada dénombrait environ 306 000 personnes âgées de 90 ans et plus et, pour la première fois, plus de personnes âgées que d’enfants. Considérant que les aînés vivent plus longtemps, voici quelques stratégies à adopter pour ne pas épuiser votre actif de retraite de votre vivant.

Estimez votre espérance de vie

Quel est votre état de santé? Jusqu’à quel âge vos parents ou vos grands-parents ont-ils vécu? Avez-vous des antécédents familiaux de cancer, de cardiopathies, de diabète ou d’autres maladies qui limitent l’espérance de vie? Si l’espérance de vie est élevée dans votre famille, vous avez de bonnes chances de vivre longtemps vous aussi.

Faites l’inventaire de vos actifs

Dressez la liste de vos actifs financiers : votre résidence, votre caisse de retraite et vos autres régimes de retraite (tel qu’un régime enregistré d’épargne-retraite), vos placements, vos actions, vos obligations, votre patrimoine immobilier et tous vos autres actifs. Le cas échéant, pensez à inclure la valeur de vos polices d’assurance-vie. Listez également vos dettes ou obligations, celles-ci sont déduites de la valeur nette de vos actifs.

Planifiez votre revenu de retraite

Avez-vous un régime de retraite? Par le passé, les régimes de retraite à prestations déterminées (RPD) financés par l’employeur, qui promettaient une prestation viagère selon le salaire gagné et le nombre d’années de service, dictaient la norme en matière de sécurité de la retraite. Or, les régimes à prestations déterminées (RPD) sont très onéreux pour les employeurs, et beaucoup d’entre eux ont dernièrement converti leurs régimes enregistrés à prestations déterminées (RPD) en régimes enregistrés à cotisations déterminées (RCD). Puisque seules les cotisations contribuent au calcul de la rente des RCD, vos économies personnelles ont une plus grande incidence sur le train de vie que vous pourrez vous permettre à la retraite.

Lorsque vous devenez admissible à une rente de votre régime de retraite d’employeur, demandez à votre conseiller de vous présenter les avantages d’une rente différée, question de vérifier la pertinence de cette option dans le cadre d’une stratégie globale.

Savez-vous que si vous reportez le versement de vos rentes du Régime de pensions du Canada et de la Sécurité de la vieillesse à vos 70 ans, vous recevrez un montant mensuel plus élevé de 42 %? En fait, après 65 ans, vous recevrez un montant plus élevé de 8,4 % pour chaque année où vous reportez le versement. Quelques années d’attente peuvent ainsi vous permettre de profiter d’une meilleure allocation mensuelle.

Pour plus de sécurité financière, les compagnies d’assurance offrent la possibilité de souscrire à des produits garantissant un revenu la vie durant. Une belle façon de vivre votre retraite sans vous soucier des fluctuations potentielles de vos revenus. Communiquez avec nous pour en apprendre davantage.

Même avec un régime de retraite de votre employeur, vous pouvez faire encore plus pour vous assurer d’avoir assez d’argent pour vivre vos vieux jours en toute quiétude. Concevez, avec l’aide d’un conseiller financier, une combinaison diversifiée d’investissements à court, moyen et long terme. Assurez-vous d’avoir des niveaux de risque variés, tels que des obligations, des actions et des certificats de placement garantis à échéances échelonnées.

Établissez votre stratégie de décaissement

Veillez à ce que votre taux de décaissement (montant que vous prélevez de votre actif) soit inférieur à votre taux de rendement et tenez compte de l’inflation. Plusieurs conseillers recommandent de retirer autour de 4 % du total de l’actif annuellement. Par prévention, essayez de limiter vos retraits annuels à plus ou moins 3 %.

Une bonne stratégie prend également en considération le taux d’imposition appliqué à chaque placement (par exemple, les gains en capital sont plus avantageux sur le plan fiscal que les dividendes ou les revenus d’intérêts). Les retraits de régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) ou de fonds enregistrés de revenu de retraite (FERR) sont inclus dans votre revenu et imposés à votre taux d’imposition marginal. Non seulement vous paierez de l’impôt, mais les prestations fondées sur le revenu, comme la Sécurité de la vieillesse et les prestations pharmaceutiques, pourraient être récupérées par le gouvernement si votre revenu est trop élevé.

Cela dit, convertir une partie de votre REER en FERR lorsque vous atteignez 65 ans peut vous permettre de bénéficier d’un crédit d’impôt pour revenu de pension. De plus, d’autres avantages peuvent s’ajouter si vous avez un conjoint. Il est donc important de rencontrer un conseiller financier pour connaître les options qui vous permettraient de payer moins d’impôt et de tirer plus d’avantages à court et à long terme.

Anticipez les coûts élevés liés à vos soins de santé

L’amélioration des soins de santé et la plus grande efficacité des médicaments sur ordonnance nous permettent de vivre plus longtemps, mais le coût des soins médicaux ne cesse d’augmenter. Si vous ne détenez pas d’assurance maladie privée, ces dépenses pourraient vous coûter des milliers de dollars par année selon un rapport de Statistique Canada de 2009. Si vous devez emménager dans une maison de retraite ou un établissement de soins de longue durée, les coûts peuvent atteindre 2000 $ à 3000 $ par mois, voire deux fois plus si vous désirez un appartement de deux chambres. Veillez donc à réserver une partie de votre argent en prévision de vos futurs soins de santé.

Planifiez votre succession

Rédiger son testament est essentiel; c’est la meilleure façon de vous assurer que vos avoirs sont distribués selon vos dernières volontés. À votre décès, tous vos actifs feront l’objet d’une disposition réputée à leur juste valeur marchande, et tout gain sera imposable au taux d’imposition marginal sur votre déclaration finale. Toutefois, si vous avez un conjoint à votre décès, vos actifs sont transférés à votre conjoint et sont libres d’impôt.

Les dons de charité effectués dans l’année du décès, ainsi que les legs caritatifs par testament, peuvent être utilisés pour réduire le montant de l’impôt sur le revenu dû lors de la déclaration finale. Une fiducie résiduaire de bienfaisance fournit au donateur assez d’argent pour vivre et la différence est versée à un organisme de bienfaisance après le décès. Faire des dons pécuniaires de son vivant est un moyen simple de réduire l’impôt à payer au décès.

Votre testament peut également établir une fiducie testamentaire pour détenir les actifs d’un bénéficiaire. Vous pouvez alors ajouter des dispositions qui spécifient la façon dont les fonds devront être utilisés ou qui encadrent l’accès au capital et aux gains. Ces sommes deviennent alors la responsabilité de la fiducie plutôt que de votre succession.

Envisagez également de souscrire une police d’assurance-vie pour un montant qui couvre les droits successoraux en tout ou en partie, en désignant la succession comme bénéficiaire. De cette façon, tous les actifs bruts peuvent être transmis au bénéficiaire, sans encourir d'énormes pertes fiscales.

Prenez le temps de rechercher et documenter comment l’ensemble de ces facteurs pourraient vous affecter en fonction de votre situation. Développer un plan solide, et le respecter, sera essentiel pour vous assurer de ne pas survivre à votre agent. De cette façon, vous pourrez profiter de votre retraite l’esprit tranquille!


Partager :